40 —

l’allée sous les arbres un chemin d’hiver la pierre du songe comme_une absentée la terre plus noire accueille le ciel — des cristaux épars laissés brillent parmi l’herbe une chute d’eau résonne des glaces où fige l’écume mais toujours demeure

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l’allée sous les arbres un chemin d’hiver la pierre du songe comme_une absentée la terre plus noire accueille le ciel — des cristaux épars laissés brillent parmi l’herbe une chute d’eau résonne des glaces où fige l’écume mais toujours demeure

39 —

un jour apparent dessous l’eau dormante et cela miroite comme_un vif-argent ici même nue la splendeur s’exalte de ce presque rien du sable — pour être à jamais le doute — peut-être le creuset mouvant de ce qui ne cesse

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un jour apparent dessous l’eau dormante et cela miroite comme_un vif-argent ici même nue la splendeur s’exalte de ce presque rien du sable — pour être à jamais le doute — peut-être le creuset mouvant de ce qui ne cesse

38 —

dessous chaque signe  la couleur la lumière laisse un feu consumer delà ce qu’est toute forme l’inconnu où être même souffle et chant avant respirer — un silence immense et au plein des flammes une cendre toute sème nue le

38 —

dessous chaque signe  la couleur la lumière laisse un feu consumer delà ce qu’est toute forme l’inconnu où être même souffle et chant avant respirer — un silence immense et au plein des flammes une cendre toute sème nue le

*1

ici danse où tu es le plein du feu arpège l’autre laisse sème nue toute qu’incendie nue cendre à renaître.

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ici danse où tu es le plein du feu arpège l’autre laisse sème nue toute qu’incendie nue cendre à renaître.

37

laisse la couleur être le seul ciel à même la main l’ouvert boréal et les arbres savent depuis leurs racines et depuis la roche quelle aspérité risquer dans le vent et la nue furieux hostiles cela du plus frêle connaître

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laisse la couleur être le seul ciel à même la main l’ouvert boréal et les arbres savent depuis leurs racines et depuis la roche quelle aspérité risquer dans le vent et la nue furieux hostiles cela du plus frêle connaître

36.

des îles s’élèvent que bat l’océan la roche arasée abrite des feux pauvres éphémères parmi la nuit toute ici devenir d’un souffle les voix d’airain — l’outre monde perce l’horizon ces blocs de granit – l’éternelle lande parcourue de signes

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des îles s’élèvent que bat l’océan la roche arasée abrite des feux pauvres éphémères parmi la nuit toute ici devenir d’un souffle les voix d’airain — l’outre monde perce l’horizon ces blocs de granit – l’éternelle lande parcourue de signes

35.

la nuit et la griffe du gel — un chaos de blocs tombés nus dessous quelques astres cela cataracte et gronde on approche des rebords du monde et chaque pas risque à son équilibre être le dernier que déplace dépose franchit ici

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la nuit et la griffe du gel — un chaos de blocs tombés nus dessous quelques astres cela cataracte et gronde on approche des rebords du monde et chaque pas risque à son équilibre être le dernier que déplace dépose franchit ici